Vous avez eu une réponse incroyable au Salon de la permaculture de l’année dernière – cela vous a-t-il surpris?

Effectivement nous ne nous attendions pas à une réponse si positive. Le fait que l’événement ait été à guichet fermé a été une grande surprise! Ce fut vraiment une belle journée et les commentaires ont été très positifs. Il a été intéressant de noter dans le sondage rempli par les participants que 38% des répondants ne connaissaient pas la permaculture avant. Ça dénote donc une curiosité grandissante dans la population pour des alternatives. De plus, 85% des répondants ont affirmés vouloir revenir cette année, donc nous avons réussi à faire de nouveaux adeptes! L’engouement pour un mode de vie plus respectueux de la nature est palpable en Abitibi.

 

Quels sont les thèmes principaux du Salon de la Permaculture cette année?

Cette année nous aborderons davantage le sujets des plantes. Que ce soit les plantes sauvages, les variétés anciennes, comment les cultiver en forêt comestible et en permaculture ou encore comment les conserver. Nous aurons un bel exemple d’entreprise qui cultive en permaculture avec la fondatrice de Terre Promise. Elle nous présentera aussi des variétés anciennes du Québec. Les curieux apprécieront ces informations historiques. Ceux qui se préoccupent de l’importance de la préservation de la sauvegarde de la biodiversité y trouveront de nouvelles variétés à faire pousser dans leur jardin. Isabelle Dion nous offre une conférence sur la forêt nouricière, un concept simple à effectuer dans toutes les cours de maison. La forêt nouricière permet de générer un ilôt de verdure qui produira aussi de la nourriture de façon durable. Le bien connu Roger Larivière nous présentera quant à lui les plantes sauvages comestibles de nos forêts boréales. Il nous parlera aussi du chaga, un champignon que l’on peut retrouver en abitibi avec lequel on fait un breuvage. Ce champignon est présentement sous étude par une chercheur de l’UQTR pour certaines de ses propriétés. Finalement, je vous offre un atelier de lacto-fermentation, une méthode de préservation qui existe depuis plusieurs centaines d’années.

Est-ce compliqué de s’engager dans la voie de la permaculture?

Non, c’est vraiment le message que l’on veut passer, la permaculture n’est pas compliquée et est facile à implanter chez soi. La permaculture c’est d’intégrer l’humain dans son écosystème en laissant faire la nature le plus possible. Par exemple, la forêt nourricière, c’est de créer un ilôt de plantes, arbustes et arbres autonomes ensemble qui nécessitera peu de soins. La permaculture c’est cultiver des varitétés de plantes bien adaptées à l’environnement local, s’est de faire de la cueillette responsable, de conserver ses récoltes. Toutes des choses facile à faire et à implanter dans son quotidien. Ça peut être aussi simple que de participer à la collecte de matière compostable qui débutera sous peu dans la MRC Abitibi!

 

Si vous aviez une baguette magique et pouviez en faire un pour promouvoir La Permaculture en AT à court terme, ce serait quoi?

Il me semble qu’une seule chose n’est pas assez! Il faut en parler dans les médias, offrir des ateliers pratiques aux intéressés, sensibiliser les dirigeants, en parler dans les écoles! Les options sont nombreuses et doivent se faire à tous les niveaux!
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